Aller au contenu
Admissions post-bac · France, Royaume-Uni, États-Unis, Europe, Canada +33 7 56 94 50 41 contact@luniversitaire.com Mission AST FR EN

Étudier au Canada après le bac

Pas de plateforme nationale : chaque province, souvent chaque université, a sa procédure. Au Québec, le bac français général ou technologique ouvre en principe l'université sans passer par le cégep, et les citoyens français paient un tarif réduit. Aucune moyenne nationale n'existe : chaque université publie ses exigences.

Vérifié le 30 septembre 2026 par l'équipe L'Universitaire · prochaine vérification : le 1er novembre 2026, avant la date de dépôt recommandée par Toronto (7 novembre).

Dates 2027 (exemples)
Toronto et McGill : 15 janvier ; UdeM : 1er février
Tarif français au Québec (licence)
Repère 2026-2027 : 324,35 CAD par crédit, hors frais et tables propres
Permis d'études
150 CAD + 85 CAD de biométrie
Au Québec, en plus
CAQ : 135 CAD en 2026

Plateforme d'admission

Candidature directe ou portail provincial

Il n'y a pas de plateforme nationale. En Ontario, la University of Toronto reçoit les candidatures par le portail OUAC. Au Québec, on candidate directement auprès de chaque université (McGill, Université de Montréal, Laval, Concordia…) ; les cégeps de la région de Montréal passent par le SRAM.

À retenir

  • Il n’y a pas de Parcoursup canadien. L’éducation relève des provinces. En Ontario, la University of Toronto reçoit les dossiers par le portail OUAC ; au Québec, on candidate université par université.
  • Aucune « moyenne canadienne » n’existe. Chaque université publie ses exigences. Exemple vérifié : pour le bac français, McGill publie des fourchettes allant de 11-12/20 (Éducation, Agriculture) à 18-19/20 (génie mécanique), à titre indicatif.
  • Au Québec, le bac français saute le cégep. L’Université Laval et l’Université de Montréal admettent en principe directement en licence les titulaires d’un bac général ou technologique, avec des exigences propres à certains programmes. McGill, elle, n’accepte ni le bac technologique ni le bac professionnel.
  • Le tarif dépend de la nationalité, pas du lycée. Un citoyen français paie au Québec le tarif « canadien non-résident préférentiel » en licence (324,35 CAD par crédit en 2026-2027) ; un élève marocain d’un lycée français paie le tarif international, sauf exemption.
  • Les dates de la rentrée 2027 tombent entre novembre 2026 et février 2027. Toronto recommande de déposer avant le 7 novembre 2026 (date limite le 15 janvier), McGill ferme le 15 janvier, l’Université de Montréal le 1er février en règle générale.

Vous avez un bac marocain ? Les règles changent université par université : voir étudier au Canada avec le bac marocain.

Un pays, plusieurs systèmes : ce que change la province

Chaque province fixe son organisation scolaire et ses règles de frais. Trois conséquences pratiques pour un lycéen de France ou d’un lycée français à l’étranger :

ProvinceComment candidaterParticularité
Ontario (Toronto)Portail OUAC pour la University of TorontoAttestation provinciale (PAL) après l’acceptation de l’offre
Québec (Montréal, Québec)Directement auprès de chaque université ; cégeps par un service régionalCAQ avant le permis d’études ; tarif réduit pour les Français
Colombie-Britannique (Vancouver)Procédure propre à chaque universitéAnglais ; bac technologique au cas par cas à UBC

La langue d’enseignement se choisit aussi par établissement, pas par province : McGill et Concordia enseignent en anglais à Montréal ; l’Université de Montréal et Laval enseignent en français.

Pour choisir, pour un citoyen français avec un bac général (établissements vérifiés) :

QuébecOntario (Toronto)Colombie-Britannique (UBC)
LangueFrançais (UdeM, Laval) ou anglais (McGill, Concordia)AnglaisAnglais
Crédits reconnus pour le bacJusqu’à 30 à McGill, 24 à ConcordiaCrédits de transfert possibles, évalués après l’admissionNon vérifié
Scolarité 2026-2027Repère 2026-2027 au tarif français : 324,35 CAD par crédit (vérifier la table du programme et les frais afférents)Tarif international : 66 110 CAD en Arts and ScienceTarif international (non chiffré ici)
FormalitésCAQ, puis permis d’étudesPAL, puis permis d’étudesPAL, puis permis d’études

Québec et Montréal : un cas à part

Au Québec, le parcours comprend normalement six années de primaire puis cinq années de secondaire. Les élèves québécois passent ensuite par le cégep (en général deux ans de formation préuniversitaire) avant une licence de trois ans. Au Québec, cette licence s’appelle « baccalauréat » : c’est le diplôme universitaire de premier cycle, pas le bac de fin de lycée. Un lycéen français n’a en général pas besoin de ce détour :

  • l’Université Laval exige 13 années de scolarité, mais précise qu’« en vertu d’une entente internationale », le bac français général ou technologique est reconnu équivalent à cette exigence. Il rend donc directement admissible, sauf dans quelques facultés (sciences et génie, agriculture, foresterie, avec des exceptions) ;
  • l’Université de Montréal indique qu’avec un bac général ou technologique, on peut « directement joindre les bancs » de l’université, avec des cours préparatoires prescrits si les spécialités ne couvrent pas les préalables scientifiques ;
  • McGill accepte le bac général (pas le technologique ni le professionnel) et peut accorder jusqu’à 30 crédits pour un bac obtenu au premier groupe ; Concordia admet les bacheliers dans un programme de 120 crédits et reconnaît jusqu’à 24 crédits pour deux spécialités de Terminale notées 12 ou plus.

Le choix entre cégep et université directe est détaillé dans cégep ou université après le bac.

Le tarif français. Selon le gouvernement du Québec, les citoyens français inscrits à temps plein en licence peuvent obtenir le « tarif CNRQ préférentiel » (le tarif des Canadiens non-résidents du Québec sans majoration), paient le tarif des Québécois en master et en doctorat, et le tarif québécois au cégep. À McGill, ce tarif (dit B) est de 324,35 CAD par crédit en 2026-2027, hors management, génie, droit, dentisterie et médecine qui ont leurs propres tables. Ce qui compte est la citoyenneté française, avec un CAQ valide, pas le fait d’avoir passé un bac français.

La démarche d’immigration. Au Québec, il faut d’abord le Certificat d’acceptation du Québec (CAQ, 135 CAD en 2026), puis le permis d’études fédéral. Le gouvernement du Québec fixe, du 17 décembre 2025 au 16 décembre 2027, un nombre maximal de demandes de CAQ par établissement : une fois le plafond atteint, on ne peut plus déposer, sauf exemption. Le détail est dans le visa étudiant pour le Canada.

Quelle moyenne pour étudier au Canada ?

Il n’existe ni seuil national, ni grille officielle de conversion des notes françaises. Voici ce que publient les universités vérifiées le 30 septembre 2026 :

UniversitéCe qui est publié pour le bac français
McGillBac général seulement (technologique et professionnel non acceptés). Fourchettes « à titre indicatif » sur 20, par programme : Arts 16,5-17,5 ; Management (spécialité maths) 17-18,5 ; Sciences biologiques 17-18 ; génie logiciel 16,5-17,5 ; génie mécanique 18-19 ; Éducation et Sciences infirmières 11,5-12
McGill (autres diplômes)Minimum équivalent à B+, « la plupart des programmes » demandant davantage
University of TorontoBac général exigé ; pas de moyenne publiée sur la page France
Université de MontréalMoyennes et filières indiquées programme par programme
UBCBac général ou OIB ; le bac technologique est étudié au cas par cas

McGill précise que ces valeurs « ne représentent pas nécessairement » l’exigence de la prochaine admission. Elle lit les bulletins de Première et de Terminale et attend, au moins dans les programmes sélectifs, des résultats au-dessus de la moyenne de la classe. Les préalables dépendent du programme. En Management, McGill admet deux voies : spécialité mathématiques en Première et en Terminale, ou spécialité mathématiques en Première puis mathématiques complémentaires en Terminale, avec des fourchettes de notes différentes. En sciences, elle demande la spécialité mathématiques en Première et en Terminale ; en génie, s’y ajoute la physique-chimie en Première. Vérifiez la combinaison exacte sur la page de McGill.

Pour situer un dossier sur une université précise, le simulateur croise les notes et les exigences publiées.

Pour départager les deux universités les plus demandées : Toronto ou McGill ; pour choisir entre le Canada et les États-Unis : Canada ou États-Unis.

Les dates pour une rentrée en septembre 2027

ÉtapeDate publiée
University of Toronto : dépôt recommandé pour la première vague (pièces demandées avant le 1er décembre 2026)7 novembre 2026
University of Toronto : date limite (la plupart des facultés)15 janvier 2027
McGill : date limite (lycées hors Canada)15 janvier 2027
Université de Montréal : règle générale pour l’automne1er février 2027
Cégeps du SRAM : fin des candidatures internationales14 mars 2027

Les tests d’anglais (IELTS, TOEFL) se réservent avant ces dates : voir IELTS et TOEFL. La bourse Lester B. Pearson de Toronto a son propre calendrier, beaucoup plus tôt : voir les bourses au Canada.

Exemple fictif : Léa, bac français à Lyon, 16/20

Profil inventé pour l’illustration. Léa, citoyenne française, a les spécialités maths et SES, 16/20 de moyenne. Elle hésite entre Montréal et Toronto.

  1. McGill, Arts : sa moyenne est sous la fourchette indicative publiée (16,5-17,5). La candidature reste possible, mais c’est une cible ambitieuse.
  2. Université de Montréal : admission directe possible avec un bac général ; elle vérifie la moyenne et les préalables de la fiche du programme visé.
  3. University of Toronto : elle a le diplôme exigé (bac général) ; elle paiera le tarif international : 68 750 CAD de scolarité en Arts and Science pour 2027-2028, montant publié « à titre d’information » pour les étudiants entrant en 2027.
  4. Budget : à titre de repère, au tarif français 2026-2027 (324,35 CAD par crédit à McGill et à l’UdeM), 30 crédits représentent 9 730,50 CAD hors frais afférents (notre calcul). Ce n’est pas un tarif confirmé pour une entrée en 2027-2028.

Le calcul complet, avec le coût de la vie, est dans combien coûte une année d’études au Canada.

Après le diplôme

Le permis de travail postdiplôme (PGWP) exige un programme d’au moins huit mois dans un établissement admissible (900 heures au Québec). Les licences, masters et doctorats sont dispensés de la condition de domaine d’études ; les programmes collégiaux et non universitaires doivent relever d’un domaine admissible si la demande de permis d’études a été faite à partir du 1er novembre 2024. Un niveau de langue est aussi exigé (NCLC ou CLB 7 dans les quatre compétences pour une licence, un master ou un doctorat). Vérifiez l’admissibilité du programme avant de vous y inscrire.

Notre accompagnement

Choix des universités et des provinces, vérification des exigences par diplôme, dossiers, tests d’anglais, calendrier du CAQ et du permis d’études. Nous ne garantissons ni admission ni permis. Le détail de nos accompagnements est sur la page accompagnement ; le premier échange est gratuit et dure 30 minutes : prendre rendez-vous.

Les établissements

  • University of Toronto

    Toronto (Ontario)

    Candidature par OUAC. Bac général demandé aux candidats de France. Anglais.

  • McGill University

    Montréal (Québec)

    Enseignement en anglais. Fourchettes de notes publiées pour le bac français.

  • Université de Montréal

    Montréal (Québec)

    Enseignement en français. Bac général ou technologique : admission directe possible.

  • Université Laval

    Québec (Québec)

    Bac français reconnu comme équivalent aux 13 années exigées, sauf quelques facultés.

  • Concordia University

    Montréal (Québec)

    Anglais. Bac français : programme de 120 crédits, crédits accordés pour les spécialités.

  • University of British Columbia

    Vancouver (Colombie-Britannique)

    Anglais. Bac général ou OIB ; bac technologique au cas par cas.

Un projet d'études au Canada ?

Un premier échange permet de cadrer le calendrier et de vérifier que le dossier est réaliste, avant d'engager du travail.