Toronto
ou McGill ?
Deux sélections strictement académiques, deux univers linguistiques. Pour un francophone, la question du coût peut renverser le classement.
En une phrase
McGill si vous êtes français ou binational — les conditions tarifaires québécoises peuvent diviser la facture. Toronto si vous visez la finance ou si l'ampleur de l'offre prime.
Le comparatif, critère par critère
Données issues de la base du simulateur, mises à jour le 10 août 2026. Les frais dépendent de votre statut administratif — c'est souvent l'écart le plus important.
| Toronto | McGill | |
|---|---|---|
| Programme | Bachelor of Commerce — Rotman Commerce | Bachelor of Commerce — Desautels |
| Plateforme | OUAC | Candidature directe |
| Sélectivité | ★★★★ | ★★★★ |
| Poids du dossier scolaire | 85 % | 85 % |
| Profil type admis | 15.5/20 | 15.5/20 |
| Anglais exigé | IELTS 6.5 (min 6/épreuve) | IELTS 6.5 (min 6/épreuve) |
| Frais — statut marocain | 40 800 € | 37 400 € |
| Frais — binational / UE | 40 800 € | 20 400 € |
| Échéance | Dépôt de l'automne à janvier | Dépôt de l'automne à janvier |
Le critère qui décide souvent : le coût
C’est le point à vérifier avant tout le reste. Des conditions tarifaires négociées existent au Québec pour les ressortissants français, et elles peuvent réduire fortement la facture par rapport au tarif international standard.
L’écart peut atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars canadiens sur un cursus complet — largement de quoi renverser un classement de préférences fondé sur la réputation.
Ces conditions varient selon le cycle et la discipline, et ont évolué ces dernières années. À vérifier au cas par cas, avant d’arbitrer.
La langue
McGill enseigne en anglais dans une ville francophone. Pour un lycéen marocain ou français, c’est une configuration rare : on progresse en anglais sans subir le déracinement complet, et la vie administrative quotidienne reste accessible.
Toronto est entièrement anglophone. L’immersion est plus totale — avantage si c’est l’objectif, obstacle si l’anglais est encore fragile.
La sélection
Les deux sélectionnent d’abord sur les notes. Les essais et les activités pèsent peu, les tests SAT ou ACT ne sont généralement pas exigés des candidats francophones.
C’est ce qui fait du Canada la destination la plus rationnelle du continent pour un bon élève sans profil extrascolaire construit : le travail scolaire y est récompensé directement.
Après le diplôme
Les deux ouvrent au permis de travail post-diplôme, dont le temps compte ensuite dans les procédures de résidence permanente. Les règles ont été resserrées, notamment sur les programmes éligibles : vérifiez l’éligibilité du cursus visé avant de vous inscrire, pas après.
Le Québec ajoute une étape propre, le Certificat d’acceptation du Québec.
Autres comparatifs — Écoles
La bonne réponse dépend de votre dossier
Le simulateur estime vos chances sur les deux, avec vos notes réelles.